Elections 2007

    Des riches toujours plus riches, des pauvres toujours plus nombreux.

    Et tout cela dans l’ordre policier. C’est le bilan annoncé de la mandature qui s’ouvre pour l’homme providentiel.

    Mais Sarkozy et sa bande doivent être très prudents. Ils sont le produit d’un pouvoir corrompu, affaibli, déconsidéré. La situation sociale et politique peut s’avérer très mouvante et instable. Le triomphe romain d’aujourd’hui peut annoncer des déboires sérieux et peut-être rapides, car toute la construction se fait sur du sable.

    Pourront-ils longtemps expliquer à notre peuple, aux familles angoissées par la précarité sociale et des lendemains douteux, que c’est en se soumettant au pouvoir et aux privilèges du grand patronat et des milieux financiers que l’avenir va s’éclairer.

    La chance de Sarkozy réside dans l’état de décomposition de l’opposition qui se dit de gauche.

    Le PS à la veille de l’implosion essaie de sauver quelques sinécures parlementaires. Le PC est en voie de disparition. Les Verts et la gauche radicale se satisfont d’être encore là !

    SEUL le mouvement des masses peut par sa mobilisation intervenir pour bouleverser les plans du pouvoir.

 

    Dans les Bouches du Rhône, nous retiendrons, outre la domination de la droite dirigée par Gaudin grâce au siphonage de l’extrême droite,  l’affaiblissement du PS et du rôle de ses caciques historiques de style dynastique comme Masse.

    Menucci et Guerini vont devoir réviser à la baisse leurs ambitions politiciennes pour Marseille.

    Et fait historique, le PC qui depuis 1936 dirigeait la 4ème circonscription des quartiers Nord de Marseille vient de perdre le fief de la mémoire collective ouvrière.

    Frédéric Dutoit, le député sortant PC qui triomphait des 75% de NON au référendum sur le TCE dans ces quartiers, peut aujourd’hui juger de la fragilité de son analyse.

    Si tout cela au moins pouvait servir à ouvrir l’espace de réflexion, le négatif pourrait se transformer en positif.

 

    Dans la 9ème circonscription (Aubagne La Ciotat) Deflesselles exulte .

    Depuis sa victoire en 1998, à l’issue d’un scrutin invalidé suite à la fraude électorale de l’équipe de son adversaire PC, il a assis son pouvoir dans son rôle de chevalier blanc.

    Il est le super conseiller général, spécialiste des inaugurations et des promesses de subventions.

    Le PC a longtemps dirigé cette circonscription. Mais les dérapages lamentables de 1998 ont plombé l’ambiance et paralysé l’équipe locale à Aubagne.

    En 9 ans ils sont passés de la victoire à l’élimination au premier tour. Les faits sont impitoyables.

    Les leçons à tirer, les solutions à trouver pour empêcher la droite d’étendre sa domination et de s’'emparer en 2008 de toutes les communes en commençant par Aubagne sont à définir collectivement. Les forces politiques, syndicales, associatives, tous les citoyens qui refusent la fatalité des défaites à venir sont concernés par ce débat et doivent se mobiliser.

    Les élus en place doivent l’encourager.

    Ballon Rouge s’inscrit dans cette démarche.

   A Ballon Rouge, on ne prétend pas tirer un bilan global de la saga des collectifs anti-libéraux et de la dernière campagne électorale, mais nous souhaitons faire part de quelques réflexions pour alimenter un débat qui doit rester ouvert.
Nous pensons qu’il y a eu un peu de précipitation concernant l’analyse du vote contre le traité constitutionnel européen.
    Ce vote a créé l’illusion du renforcement du camp des progressistes. Pourtant les derniers évènements nous montrent que loin d’être dans une phase de reconstruction, c’est aujourd’hui la décomposition qui caractérise l’état des forces politiques de gauche. Il ne s’agit pas d’un phénomène conjoncturel, nous sommes au cœur d’une crise politique profonde.
Cette crise est doublée d’une crise idéologique, favorisant le « chacun pour soi », le repli sur l’espace privé où chaque individu devient une proie du formatage médiatique. Les trois candidats arrivés en tête du 1er tour représentent les forces qui ont appelé à voter OUI au traité constitutionnel européen. Ils ont été catapultés sur l’avant scène par un pouvoir médiatique dont les principaux organes roulent de fait pour le MEDEF.

    Le résultat de José Bové a été décevant. De toute évidence, le sens que nous avions voulu donner à cette candidature n’a pas été perçu. José est apparu comme un candidat de plus, voire un candidat de trop. Notre mobilisation fût peut-être sympathique, mais nous n’avons pas été porteurs d’un projet global, crédible, capable de faire rêver et de mobiliser au-delà des cercles militants. Tant que ce projet politique fera cruellement défaut, les mobilisations électorales seront l’objet de stratégies douteuses.
    Et puis nous avons pu constater que derrière le « tous ensemble » si souvent entonné, les forces qui ont composé les collectifs anti-libéraux avaient des intérêts divergents. On ne peut pas, au nom de l’intention unitaire, faire l’économie de la confrontation politique. Les échecs successifs de la gauche nécessitent de tirer des bilans sérieux.
    Pour le second tour,  les choses étaient à peu près claires. Nous avons appelé à voter Ségolène Royal. Son seul atout, c’était d’être un rempart contre un Sarkozy fascisant. Mais nous ne nous faisions aucune autre illusion et les scores dérisoires des candidats de gauche n’auraient pas été en mesure, en cas de victoire, de peser sur les choix politiques du PS.
Quant aux législatives, n’oublions pas que la loi électorale, voulue par le gouvernement Jospin, plombe complètement la vie démocratique en mettant les législatives à la remorque du spectacle de la présidentielle. C’est pire que le coup d’Etat permanent.
    Avec une candidature du collectif, nous serions bien partis pour renouveler le score réalisé par José au premier tour. Avec Sarkozy président, nous devons soutenir les candidatures de résistance.
    L’élection présidentielle a sonné le glas des collectifs, même si certains ont la tentation d’essayer de maintenir des structures de plus en plus étriquées et uniformes, en les transformant en écuries électorales. Il s’agit maintenant de renforcer le front de lutte pour résister aux attaques contre nos acquis sociaux et nos libertés démocratiques.
    En nous retrouvant dans les luttes, nous pourrons alors envisager la construction de la force anti-capitaliste dont nous avons besoin.

Le vendredi de Ballon Rouge du 27 avril était consacré aux élections présidentielles et à la perspective des législatives.
Nous y avions convié toutes les forces politiques « de gauche » ;
Plusieurs points de vue se sont exprimés :
Parmi les amis présents, le candidat Vert Jean Yves Petit a affirmé sa détermination et sa légitimité pour défendre sa candidature pour la législative.
Sylvie Pillé du collectif Bové a semblé volontaire pour une candidature spécifique des collectifs.
Absentes du débat, les différentes tendances du PCF, paraissent vouloir se réconcilier avec la candidature de Patrick Candella.
Enfin, le représentant de la LCR a proposé de soutenir une candidature de Ballon Rouge.
Nous sommes sensibles à cette proposition . Elle tranche singulièrement avec les pratiques d’isolement de certains « partenaires » à notre encontre. Elle nous donne plus de crédit pour faire entendre notre voix.
Mais, dans le contexte actuel, d’atomisation, de dispersion sans fin, à l’approche d’élections qui s’annoncent catastrophiques, notre rôle n’est pas d’ajouter une candidature de plus.
Ballon Rouge est un petit réseau.
Nous sommes plus utiles pour rechercher les bases politiques de candidatures unitaires.
Et surtout nos préoccupations vont vers les voies à définir pour la création de mouvements fondés sur l’alternative anticapitaliste, crédibles et influents.
Là, à la base, dans un travail où nous avons acquis une longue expérience, nous serons à notre place.
Bien sûr, nous l’espérons avec nos camarades de la LCR, avec lesquels nous pouvons parfois avoir des divergences, mais qui sont toujours présents dans les luttes. Et cela c’est déterminant.

Débat public organisé par le collectif d'Aubagne

Mardi 17 avril à 18 h30 :
La planète n’est pas un citron que l’on presse.
Débat animé par Denis Grandjean
Salle des expos des Marronniers à Aubagne.

José Bové sera en visite à Marseille le samedi 14 avril.
  • 12 h : rencontre au pied de la cité de Frais Vallon (13ème)
  • 13 h 15 : aïoli citoyenne salle de l’Harmonie Estaque Gare (16ème)
  • 15 h 30 : meeting concert Cours d'Estienne d'Orves
  • 18 h meeting place de la mairie Aix en Provence
  • 18 h 30 : départ pour Avignon, où se déroulera le meeting régional de fin de campagne,.

Ce meeting sera animé par José Bové, Raoul Jennar, Claire Villiers, Eros Sana, Sylvie Pillé et des intervenants locaux.


Débats publics chaque mardi jusqu'aux élections

- Le 3 avril - 18 h30 : De l’influence de la mondialisation dans notre vie quotidienne.
Salle des Marronniers à Aubagne

- Le 10 avril - 18 h30 : De l’utilisation des thèmes de l’immigration, des sans-papiers, de l’insécurité dans la campagne électorale.
Salle des expos des marronniers à Aubagne.

- Le 17 avril - 18 h30 : la planète n’est pas un citron que l’on presse.
Salle des expos des marronniers à Aubagne.
MEETING
Aubagne - Salle des Marronniers
Mercredi 4 avril à partir de 18h30

Animations – Daniel fontaine maire d’Aubagne – Fanfare – Jacques Olivier Conseil régional des Verts – Buvette sandwich - Moustaph Barry jeune Malien participant au Forum social - le groupe rock Art’euro – Claire Villier porte parole nationale de José Bové – films militants – Alain Miguel syndicaliste – Gilles Lemaire écologiste – la troupe Les Coulis Band – Rémy Jean LCR unitaire – Robert Bret sénateur communiste – témoignages de sans papiers et du RESF – Sylvie Pillé animatrice du collectif d’Aubagne

Durée : 47:09

Pour Ballon Rouge, notre soutien à la candidature de José Bové a été constant. Sur cette base, nous avons intégré les collectifs anti-libéraux, sans trop d’illusions sur leur caractère unitaire car des intérêts très différents s’y affrontaient.

1/ Pourquoi José Bové ?

 1-1 Il est un militant activiste qui par sa pratique, est devenu un symbole de la lutte et de la résistance contre l’ordre établi.

 1-2 Sa candidature est fédératrice des grands fronts de luttes contemporains :

1-2-1 l’alter mondialisme et les nouveaux rapports Nord-Sud. Les grands bouleversements du monde en marche exigent l’égalité politique et économique de tous les pays. Ils auront des conséquences sur les modes de vie et les conditions d’existence des pays capitalistes dominants.  Aucun projet progressiste ne peut plus ignorer que nous ne sommes plus le centre du monde.

1-2-2 les grandes luttes politiques et sociales dans les métropoles capitalistes

1-2-3 l’écologie politique et la lutte de survie contre le pillage de la planète.

Ce sont les trois piliers inséparables de la stratégie de la reconstruction politique affirmant la volonté de transformation de nos sociétés en bout de course.

 
2/ Dans quel but ?

 2-1 Modestie et lucidité face aux bouleversements de l’histoire : Nous sommes loin de maîtriser les mécanismes de l’évolution du monde et de leurs conséquences du global au local. Considérons que la candidature de José Bové est en France un moment du débat public amplifié par la période électorale.

 2-2 Faire la preuve de la qualité et de la pertinence, de l’efficacité de notre affrontement politique et idéologique contre le tandem Sarkozy-Le Pen.

Contribuer à leur défaite est notre tâche première dans cette épreuve électorale. C’est sur ce terrain que se jugera l’utilité du courant alternatif tel qu’il s’ébauche.

 
2-3 Les débats fumeux sur les ultras ou les sociaux libéraux camouflent l’évidence : si on ne peut rien attendre de Ségolène Royal, avec Sarkozy, on peut craindre le pire. La droite traditionnelle soutient et encourage la domination du capital sur le travail par la contrainte s’il le faut. Avec la social démocratie, c’est la tentative bien éculée de trouver un équilibre entre ces deux forces antagonistes. Au 2ème tour de l’élection présidentielle, il s’agira de choisir le moindre mal. C’est une conséquence de l’immense crise du politique en France et en Europe, être contraints de refuser le pire sans pouvoir choisir réellement son camp.

 
2-4 Mais ce choix électoral s’accompagne d’une position de principe clairement réaffirmée, le refus de servir de faire valoir, sur un strapontin dans un gouvernement dirigé par le PS, et la décision de poursuivre le combat.

 
3/  Et Maintenant ?

La candidature de José Bové a été tardive, elle s’exprime dans des conditions confuses où plusieurs candidats considérés comme proches, se concurrencent.

L’originalité de notre campagne n’éclate pas aux yeux de tous ! La réelle sympathie, dont bénéficie notre candidat ne semble pas encore trouver d’écho. Il faut donc renforcer notre mobilisation, faire preuve d’imagination et d’esprit d’initiative.  

Mais nous ne devons pas tomber dans le piège du combat groupusculaire sur les restes du courant éphémère qui se réclame du NON au référendum. Notre objectif n’est pas de faire quelques voix de plus que Besancenot, Buffet ou Laguiller. On s’adresse à toute la société. Indépendamment de l’obstacle des parrainages, si notre espace s’avère trop restreint et notre ligne mal comprise, il faudra faire preuve de maturité politique en retirant la candidature de José Bové. Cet esprit de responsabilité nous donnera d’autant plus de crédit pour les luttes et les échéances électorales à venir. Les véritables vaincus seront les irresponsables qui refusant de se fondre dans un grand mouvement de recomposition, s’accrochent à leurs sectarismes.

La Coordination Nationale des Collectifs Unitaires Antilibéraux réunie à Montreuil  ce 3 mars a décidé, conformément à la décision prise les 20 et 21 Janvier,  d'une réunion nationale des Collectifs Unitaires Pour préparer cette rénion, afin de permettre à nos représentants d'être mandatés, le collectif de la 9è circonscription se réunira le :

Mardi 13 mars à 18h30
Salle des expositions des Marronniers à Aubagne


ORDRE DU JOUR :

Préparation de la rencontre nationale des collectifs des 17-18/03

Bilan d'étape de la campagne de José Bové, sa candidature

Première ébauche de réflexion sur les législatives

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