Bienvenue !


Bienvenue sur le site de BALLON ROUGE !

http://ballonrouge.org

BP 520 LE CHARREL
13681 AUBAGNE CEDEX
contact@ballonrouge.org


Visitez aussi l'ancien site :
http://ballon.rouge.free.fr
avec
toutes les archives
depuis 2003


Pour une navigation
plus sûre sur Internet,
utilisez le logiciel libre
Mozilla Firefox :


Communiqués de Ballon Rouge

S’APPUYER SUR LES FACTEURS D’UNITE

Le mouvement progressiste et révolutionnaire est confronté à des obstacles structurels. Il n’est pas question de repeindre les façades d’édifices délabrés pour faire face, ce sont les fondations qu’il faut reconstruire.

Le monde connaît des bouleversements accélérés auxquels nous ne devons pas nous limiter à nous adapter sous le poids des faits. Notre fonction est de les percevoir, de les analyser, de prévoir leurs développements et les prévenir politiquement.

Probablement liés sont la globalisation économique, la mondialisation des échanges et la mort du communisme. L’histoire dira s’il s’agit du communisme ou d’un communisme particulier.

Les partis communistes ont joué un rôle majeur dans le 20ième siècle, ils sont en voie de disparition en laissant un vide. Ce qui naît n’est pas encore apparu.

Nous sommes dans une période de rupture. Nous ne partons pas de zéro. Nous avons les immenses acquis de la mémoire collective des luttes, des victoires, des échecs, des joies et des souffrances des peuples de la planète.

Aujourd’hui une prise de conscience s’effectue :

1) sur l’absence de forces anticapitalistes crédibles et influentes

2) sur le rapport des forces très défavorable dans la lutte des classes, qui crée une situation particulière où le mouvement des masses est toujours sur la défensive.

Dans l’excitation on se met à crier à l’urgence. L’émergence des nouvelles forces politiques du 21ième siècle est un besoin majeur. Mais en constater l’absence ne suffira pas à les faire apparaître d’un coup de baguette magique.

Cela ne s’autoproclame pas. C’est un long processus idéologique, politique, organisationnel, et caractéristique de notre époque la reconstruction sera internationale avec l’Europe comme base d’appui. En partant de la situation réelle, en s’en tenant aux faits, on comprend que ce processus s’accompagne d’étapes intermédiaires incontournables.

Il faut prendre en compte l’état du combat politique social et environnemental et partir des intérêts fondamentaux de notre peuple. Il s’agit de créer un immense front de résistance.

1)      pour sauvegarder les acquis sociaux et politiques

2)      pour modifier le rapport des forces dans la lutte des classes

3)      pour s’engager dans les pratiques communes d’unité à la base et dans l’action.

Il faut lancer un appel qui s’adresse à toutes les forces politiques, syndicales, les associations, les réseaux les plus divers et les nombreux citoyens qui refusent la fatalité d’un système immuable.

Créons partout dans les villes, les quartiers, les entreprises, partout où cela est possible des comités d’unité populaire,des lieux ouverts, (non pas bridés par le vote du non et les 125 propositions des collectifs) mais avec comme dénominateur commun le refus de cette société d’injustice et d’inégalité sociale.

La valorisation du combat collectif rendra sens à la politique. Les collectifs dans leur extrême diversité doivent s’enraciner à la base et gagner de nombreux nouveaux militants pour nous sortir de notre isolement. Les collectifs d’unité populaire n’auront aucun besoin d’être chapeautés par des directions autoproclamées.

Dans un premier temps, la liberté de chaque collectif d’assumer ses choix et l’échange d’expériences enrichiront considérablement la démarche.

Ainsi nous commencerons par ce qui unit et non par ce qui divise.

Pendant ce temps, les forces politiques constituées poursuivront leurs débats sur le bilan et les perspectives de reconstruction politique sans freiner le développement des collectifs.

Cela s’appelle marcher sur ses deux jambes. Construire un front de résistance et préparer la création de nouvelles forces politiques pour l’alternative anticapitaliste .

Les licenciements annoncés, projet des actionnaires et de leur personnel politique, ne sont pas une fatalité. Les travailleurs ont la capacité de s’y opposer.

    Le piège mortel à éviter est la division à partir de soi-disant intérêts nationaux. Un seul combat sera victorieux, la défense unie des travailleurs et des syndicats allemands, espagnols, anglais, français.


    Le désastre serait la division et le combat fratricide entre salariés européens qui annonceraient de grandes défaites ultérieures.

B.R. est un ruisseau qui cherche toujours sa rivière pour poursuivre son aventure au sein d’un mouvement politique d’ampleur nationale où nous pourrions nous fondre.
La mort d’un communisme, et l’effondrement des partis qui s’en sont réclamés laissent un vide où le meilleur et le pire peuvent s’imposer.
L’absence « d’intellectuel collectif » capable d’analyser l’évolution du monde du local au global, de la place de la France dans l’Europe, et la redéfinition des contours de la classe ouvrière et de son rôle, paralyse la réflexion et l’action. Là est le déficit majeur, que les périodes d’agitation pré-électorales ne doivent pas camoufler
L’alternative politique, c’est-à-dire rompre avec des sociétés non amendables, sera le produit de l’émergence des forces politiques anti-capitalistes de ce début de XXIème siècle qui construiront leur influence sur la théorie et la pratique sociale.
En attendant des temps meilleurs, c’est RESISTER qui s’impose, car les pouvoirs dominants sont disposés à nous ramener à des temps antérieurs. Dans ce contexte toutes les forces politiques dans leur plus grande diversité qui refusent la fatalité ambiante peuvent se serrer les coudes dans l’intérêt des peuples et des travailleurs.

2007 est là, nos meilleurs vœux aux familles de tous nos amis.

Mobilisons nous pour contribuer à l’échec de Sarkosy et de Le Pen aux présidentielles dont la portée dépasserait le simple cadre électoral.

Sarkosy crie au feu, et quand l’incendie éclate, il envoie les forces de « l’ORDRE » pour ajouter au désordre et entretenir les braises. Pour répondre au bus brûlé à Marseille et au drame d’une jeune victime sénégalaise atrocement blessée, le gouvernement dépêche des compagnies de CRS en renfort.

Pourtant, depuis la révolte des quartiers pauvres en 2005, la surpopulation policière n’a rien amélioré.

Personne ne peut nier l’état social de milieux populaires laissés à l’abandon. La pauvreté, toutes les précarités, les dérives de la vie en ghetto les écrasent. Le pouvoir ne fournit aucune solution pour améliorer les conditions de vie, l’accès au savoir et au travail.

La directive est claire : l’ordre doit régner, l’ordre avant tout !

A Marseille, les coupables présumés, un petit groupe d’adolescents sont le fruit d’une société déshumanisée. Elle a laissé croupir leurs parents dans le mépris et l’humiliation, prisonniers de l’ascenseur social en panne.

Le scénario des violences aveugles, sinon encouragé du moins manipulé, permet tous les discours des champions de l’ordre à tout prix, à la recherche d’un écho pré-électoral dans la population.

C’est l’oppression et la répression qui étouffent la démocratie. La police se substitue aux travailleurs sociaux et la justice est soumise à l’idéologie sécuritaire… contre les pauvres.

Toutes les injustices et les inégalités sociales insupportables, le racisme, sont camouflés et soumis à cet impératif. C’est un processus qui contribue à la fascisation de notre société.

Mais là où il y a oppression, il y a révolte !

La grande question est de savoir si dans les quartiers pauvres, cette révolte va s’enfermer dans le chaos, le nihilisme, l’autodestruction. Ou si le pouvoir politique et le système capitaliste responsables de tous les maux seront identifiés comme la cible à atteindre.

En attendant, les immigrés et les sans-papiers sont obligés de se terrer pour échapper aux rafles policières. 

Samedi 14 octobre à Marseille :
18 h à 23 h au Théâtre Toursky


Contre les occupations coloniales au Liban, en Palestine, en Irak

à l'initiative du Collectif Liban-Palestine

18 h : Comprendre
Salah Salah, réfugié palestinien au Liban, résistant de longue date, membre du Conseil national palestinien, président d'Ajal
Elisabeth Picard, directrice de recherche au CNRS, IREMAM à Aix, spécialiste du Liban
Hassan Balawi, journaliste à la télévision palestinienne

21 h : Agir
Jean-Claude Lefort, député du Val de Marne, initiateur d'une pétition internationale pour traduire en justice les dirigeants israéliens pour crimes de guerre, membre du Parti communiste français
Hazem Moukadem, étudiant libanais à Marseille de retour du Liban, membre de l'Union démocratique arabe en France
Georges Chahine, syndicaliste de la RTM. La CONNEX est une multinationale qui bénéficie des privatisations des transports de Marseille. Elle exploite également le tramway colonial de Jérusalem qui contribue à annexer un peu plus les territoires palestiniens

Restauration conviviale et pas chère, stands associatifs durant toute la soirée, expo photo, revue de presse internationale...

Premiers soutiens : Ajal, les Alternatifs, Alternative Libertaire, Ballon Rouge, CGT 13, Femmes en noir Marseille, LCR, LDH Marseille nord-sud, Palestine 13, Palestine en pays d'Apt, PCF, Résister, Rouges Vifs, SOLIDAIRES 13, Témoignage chrétien Marseille, Union démocratique arabe en France, Union juive française pour la paix PACA, VPaixMéd...
Marseille vient de connaître des luttes sociales majeures. Les travailleurs de Nestlé, puis ceux de la SNCM et enfin à la RTM. Des batailles pour sauvegarder l'emploi et un minimum de services publics ont rencontré la solidarité populaire et celle de forces politiques et syndicales.

Puis la magnifique bataille conduite par le mouvement de la jeunesse contre la précarité sociale a connu des manifestations gigantesques.

Depuis 4 semaines, une nouvelle bataille est engagée. Précaires parmi les précaires, des familles de sans-papiers vivant parfois depuis de nombreuses années en France, exaspérées de n'être ni entendues, ni reconnues, elles occupent l'ex-Maison de l'étranger où chacun peut tous les jours passer s'informer, donner un coup de main et  exprimer son soutien. Il s'agit d'un conflit, qui comme les précédents, concerne tous les travailleurs,  toutes les organisations populaires, antiracistes, de défense des droits de l'homme.. Pourtant, l'écho est encore trop faible et notre solidarité bien insuffisante face à l'ampleur du défi, avec un préfet méprisant et de nouvelles lois Sarkozy encore plus dures pour les étrangers.

Qu'on ne l'oublie pas : leur non régularisation, le mépris avec lequel ils sont traités, leurs expulsions, sont des reculs et des échecs pour l'ensemble des travailleurs et un tremplin et des succès pour la fascisation souhaitée par Sarkozy et de Le Pen. A Marseille où plus qu'ailleurs se rencontrent des travailleurs de nombreuses nationalités et surtout des anciennes colonies française que la France a pillé et continue de piller, la solidarité internationale des travailleurs est d'autant plus importante.

Pour  la Manifestation du premier mai  nous appelons toutes et tous ceux qui désirent affirmer cette solidarité à se rassembler derrière le cortège du Collectif de Marseille des Sans papiers et de leurs soutiens

En attendant toutes les visites, toutes les marques de sympathie et d'encouragement pour ces familles et leurs enfants réclamant dignité et reconnaissance sont les bienvenues.


Ballon Rouge - Résister - Les Alternatifs 13

Au moment où la lutte devenait plus offensive, le pouvoir exsangue, divisé, déconsidéré, a cédé. Il a capitulé avant que l’irrésistible mouvement de la jeunesse entraîne dans son sillage la masse des travailleurs.

Chirac et sa bande espèrent calmer le jeu et briser la colère en remettant en cause 1 seul article parmi les 52 que contient cette loi dite cyniquement « de l’égalité des chances ». Il espère ainsi reprendre le cours des affaires et continuer le dé-tricotage du code du travail faisant du salarié un objet adaptable aux exigences du profit et du cours de bourse.

Il en va ainsi de l’apprentissage à 14 ans, du travail de nuit autorisé pour les 15 ans, et dans le cadre du CNE :de l’indemnité de précarité réduite de 2 points et de l’abandon du motif de licenciement… La liste est longue et le processus est entamé depuis longtemps, bien avant l’arrivée à la présidence de Jacques Chirac.

Ajoutons à tout cela les successives lois infâmes contre les immigrés.

Ce magnifique et joyeux combat de la jeunesse créait un rapport des forces qui allait emporter toute ces lois . Il osait exprimer une résistance à ce modèle social. Pour la première fois, depuis mai 1968, la jeunesse s’est confrontée massivement à la politique, d’abord dans les quartiers pauvres, puis dans les lycées et les universités, sachant peu à peu construire des ponts entre ces deux mouvements.

Le pouvoir a ouvertement reculé, c’est une grande victoire. Mais les directions syndicales « unies, fières et triomphantes » ont malheureusement limité leurs attentes à la seule victoire contre le CPE, abandonnant de fait les autres revendications et oubliant les victimes de la répression policière encore incarcérées ou sous le coup d’une condamnation vengeresse. Est-ce une surprise ?

De cette révolte, de nombreux militants peuvent émerger pour condamner les méfaits du capitalisme et imaginer les combats à venir.

C’est l’aspect majeur à retenir de ces semaines écoulées heureuses et formatrices.

C’est un espoir.

Aubagne, le 18 avril 2006

C’est à peu près le sens de la décision inique qu’ont pris le 11 avril les 25 ministres des affaires étrangères de l’Union Européenne en suspendant l’aide économique à l’autorité palestinienne ainsi que toutes relations politiques.

Les dirigeants européens, s’alignent honteusement sur la ligne élaborée en 2002 par Sharon et Bush. Pour eux les faits ont peu d’importance : L’état d’Israël entretient une armée d’occupation en Palestine, il pratique le dépeçage de ce pays par une politique de colonisation et d’annexion, il humilie le peuple palestinien, il l’affame, il l’enferme derrière le mur de la honte (illégal selon l’arrêt de la Cour pénale internationale), il agit en dehors du droit international, il viole les résolutions de l’ONU, ne respecte pas sa parole donnée par la signature des accords d’Oslo et n’a jamais tenu compte des recommandations du Parlement Européen…

Mais c’est l’Autorité Palestinienne que les dirigeants européens rendent cyniquement responsables de la situation.

Ils lui demandent d’abandonner la violence : Comment peut-on condamner la violence de celui qui résiste à l’oppression sans mettre en cause la violence de l’agresseur ?

Ils lui demandent de reconnaître l’état d’Israël : Comment peut-on exiger un tel préalable des Palestiniens alors qu’on leur refuse, depuis plus d’un demi siècle, d’établir un Etat sur la terre où il sont nés ? L’OLP avait reconnu l’état d’Israël dans le cadre des accords d’Oslo, les dirigeants palestiniens actuels peuvent-ils ignorer que cela n’a jamais empêché l’annexion de leurs terres.

Ils demandent à l’Autorité Palestinienne de respecter les accords d’Oslo ? Comment respecter des accords que l’occupant n’a jamais respectés ?

Les dirigeants occidentaux ne peuvent pas supporter que le Hamas ait remporté les élections palestiniennes. Pourtant, de l’avis de tous les observateurs, malgré les tracasseries de l’armée israélienne et autres entraves à la circulation, l’élection palestinienne fût un exemple de fonctionnement démocratique. Mais les dirigeants occidentaux ne veulent la démocratie qu’à condition qu’elle serve leurs intérêts. Les Palestiniens ont élu leurs représentants, de quel droit Tel Aviv, Washington ou Bruxelles pourraient leur dicter la politique qu’ils doivent suivre. Si les dirigeants occidentaux souhaitent que la paix s’installe au Proche Orient, alors qu’ils pèsent de tout leur poids sur Israël pour une solution juste car il n’y aura pas de paix durable sans justice.

On peut ne pas aimer les choix politiques du Hamas, on peut exprimer des désaccords sur la stratégie des attentats à l’intérieur des frontières d’Israël, (cependant cela fait plus d’un an que cette organisation n’a pas recouru à des attentats suicides dans les villes israéliennes), mais pour les palestiniens l’heure est toujours à la résistance pour la libération de leur pays. Dans une situation complexe, ils ont élu ceux qui leur semblent le plus en capacité de réaliser l’unité de la résistance. C’est LEUR choix !

(…)Quand les blés sont sous la grêle fou qui fait le délicat
Fou qui songe à ses querelles au coeur du commun combat

Celui qui croyait au ciel celui qui n'y croyait pas (…)

 

 LA ROSE ET LE RÉSÉDA  ( Louis Aragon ) 1941

La régression sociale n’est pas une particularité française, ni européenne. C’est tout le monde capitaliste développé qui est en cause. Nous le répétons depuis plusieurs années. Cette situation n’est pas passagère et ne se modifiera pas par un simple ravalement de façade.

Dans tous les domaines de l’activité humaine, le capitalisme sauvage est dominant. Ainsi, depuis plusieurs décennies, malgré les luttes et quelques soit le gouvernement, nous allons de défaites en défaites.

Ce n’est pas un regard pessimiste, c’est la réalité des faits ! Mais rien n’est fatalité et des solutions existent pour faire face. Aujourd’hui aucune force politique n’a le crédit suffisant pour unir sous sa bannière.

Tout ce qui est susceptible de freiner et de stopper l’offensive des forces dominantes soumises à la dictature du profit doit servir de base à l’unité entre toutes les forces politiques, syndicales, les mouvements culturels, les réseaux associatifs,….

Dans un immense front de résistance, le combat politique retrouvera son sens. Et les mouvements qui gagneront en influence seront ceux qui prendront comme axe l’intérêt des travailleurs et de notre peuple et non le simple esprit de boutique.

Ballon Rouge participe déjà à des regroupements :
• Avec le groupement de soutien aux travailleurs en lutte de Nestlé Saint Menet
• Avec le collectif « Justice et Paix en Palestine »
• Dans les collectifs pour le Non à la Constitution européenne

Nous souhaitons que se développent sans sectarisme des lieux de réflexions et de pratiques pour constituer ce Front de Résistance.

Ballon Rouge, février 2005
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés