MUNICIPALES 2008

Des élus de Ballon Rouge ont siégé au conseil municipal d’Aubagne de 1995 à 2001, dans la majorité conduite 
par Jean Tardito, maire issu du PCF.
Mais depuis 1998, nous n’avons plus aucune relation avec l’équipe municipale.
Nous avons été excommuniés !
Face à ces comportements, notre point de vue est sévère, mais nous n’avons aucun compte à régler pour
l’élection municipale à venir.
Notre ligne est claire, dans ses priorités.
Si la droite sarkosyste gagne, il s’agira d’une défaite pour tout le mouvement qui essaie de faire front
contre la politique réactionnaire du pouvoir. Même s’il ne se reconnaît que très partiellement dans l’équipe
Fontaine, le Front de Résistance sera perdant.Si Daniel Fontaine sort vainqueur, c’est bien sûr au travers
de Sylvia Barthélémy, sa candidate locale que Sarkosy, son patron subira sa petite déconvenue locale et là,
nous applaudirons des deux mains.Pour être entendus et compris, nous devons avec nos arguments,

nos revendications mener notre campagne autonome.
 
-- Yves Vandrame - 14/01/08

A table ! Non merci !

 

Tout d'abord, je voudrais que les choses soient claires, pendant cette campagne électorale, il faut concentrer nos forces pour dénoncer et battre la candidate de Sarkozy. Personne ne peut nier que Sylvia Barthélémy incarne ici la  politique la plus réactionnaire que nous ayons connue depuis Vichy: la casse sociale généralisée, la liquidation des derniers services publics, la monstrueuse chasse aux sans-papiers, l'alignement sur le clan Bush, l'utilisation berlusconienne des médias... Bref, une politique entièrement dévouée à la cause des grandes fortunes.

Il faut souhaiter la défaite de cette droite arrogante et revancharde. Il faut voter contre elle sans état d'âme et sans hésitation... Quitte à voter pour le diable !

 

Mais peut-on pour autant nous jeter dans les bras du parti municipal ? Peut-on dire comme nous le faisons dans le communiqué de Ballon Rouge que « parfois nous sommes d'accord, parfois réticents, parfois en opposition, et que tout cela s'intègre dans un débat démocratique » ? Avons-nous déjà vu l'ombre d'un débat démocratique avec ces gens-là ? Peut-on passer d'un vote contre la droite sarkoziste à un soutien au parti municipal ? Pire, comment des camarades peuvent-ils se retrouver sur leur liste ? Même à titre personnel ou au titre des  Verts alors qu'ils ont été membres du groupe "Verts et Ballon Rouge", et que leur nouvel engagement rejaillit sur nous tous.

Avons-nous la mémoire si courte? Avons-nous oublié comment le parti municipal traite ses alliés au sein de son institution ? Pouvons-nous être aussi naïfs et aussi opportunistes que les socialistes aubagnais?

Il ne s'agit pas de juger les camarades qui ont fait ce choix, (nous n’avons pas les mêmes pratiques d’excommunion que le clan municipal où chacun déteste et méprise l’autre) mais est-ce que cela doit museler Ballon Rouge ? Si tel était le cas, nous serions dans un reniement absurde, notre combat perdrait tout son sens et nous rejoindrions la cohorte des gratte-gamelles en mal de notabilisation. Quels sont les enjeux qui guideraient ce choix? Devons-nous en passer par là pour combattre la droite ? Nous savons très bien que les partis de la gauche instituée désorientent et exaspèrent le peuple. Ils ne portent aucun projet auquel nous puissions nous raccrocher. Demain ou après-demain, si nous leur prêtons allégeance, nous aidons à construire une autoroute pour la droite la plus réactionnaire. Même si leur communication emprunte parfois à des thèmes issus du camp progressiste, même s'il reste quelques acquis qu'ils n'ont pas eu le temps de démolir eux-mêmes, même si plusieurs employés et cadres de la ville persistent à mettre du sens et du dévouement dans leur action, même s’ils conservent la confiance de quelques militants honnêtes, est-ce que cela est suffisant pour renier le combat que nous menons depuis vingt ans « pour les jours meilleurs » ? Est-ce aussi important d'intégrer l'institution municipale ? Est-ce là que ce jouent les combats décisifs que nous devons mener aujourd'hui ? Comme si notre expérience n'avait pas suffi. Les vagues généralités que nous avons énoncées il y a 12 ans en guise de programme ne constituent même pas une amorce d'alternative. Il me semblait que nous en avions tiré les leçons, je désespère de m'être trompé.

 

Nous ne sommes pas prêts, nous n'avons pas le rapport de force. À l'heure où la machine sarkoziste écrase la société tout entière, ce n'est pas dans les institutions de l'état décentralisé que doit se mener le combat politique... à moins que nous ayons de l'énergie à gaspiller. Nous avons plus à perdre qu'à gagner. Nous prenons le risque d'être assimilés à ces notables à la dérive… et, en ce qui concerne notre rupture passée, nous leur donnons raison rétroactivement.

 

Faut-il vraiment rappeler leur manière de faire de la politique ? Faut-il rappeler que derrière leurs belles paroles se cachent des pratiques opportunistes et réactionnaires. Nous passons un peu vite sur leur logique de privatisation : de l'eau, des transports, des parkings. Nous avons oublié comment ces grands altermondialistes ont cédé un terrain municipal pour faire un Mac Do, les questions que nous posions et qui sont restées sans réponses concernant certains marchés, les procédures onéreuses et tapageuses à répétition pour la campagne Favary ou pour la clinique Fallen qui ont finalement été cédées à des privés. Les yeux bizarrement fermés sur les pratiques d’un certain cadre « indélicat » qui a été remercié… par une promotion à Saint Ouen, l’affaiblissement du service social de proximité en pleine période de précarisation et d’exclusion, le délire du contrat local de sécurité, une politique de logement qui n’est sociale que par les effets d’annonce, le placement de l'emprunt municipal sur les fonds obligataires via Merril Lynch, et ils en étaient fiers en brandissant l'article de félicitations paru dans la Tribune. Que dire de leur communication en guise de démocratie locale, d'Aubagne 2000 aux forums citoyens, une larme pour la Palestine et une pub incroyable pour les bonnes oeuvres de l'état d'Israël. La gesticulation autour d'une famille de sans-papiers en guise d’engagement contre la politique de rafles du gouvernement. Une conception de l’environnement qui ne fait que suivre la mode, et puis… la fraude, le mensonge, l'arnaque, le mépris total et la calomnie pour ceux qui ont le malheur de ne pas se mettre aux garde à vous devant eux. La pêche à la ligne pour récupérer des colistiers réactionnaires. Le chantage pour faire revenir les brebis égarées un tantinet opportunistes dans le droit chemin. Sans oublier le soutien inconditionnel à la gestion calamiteuse, clientéliste est antisociale du président du conseil général…

Je veux bien récupérer ma vieille pince à linge pour aller voter, mais ne m’en demandez pas plus ! Décidément, je pense que l'on peut s'opposer à la droite sarkosiste sans tomber dans ces abîmes là.

 

Jean-Paul Mignon, Ballon Rouge, le 7 décembre 2007.

Dans le domaine de la Démocratie, des Solidarités, de l’Ecologie, nos propositions se veulent une contribution au débat public qui s’engage dans cette période électorale. Nous n’ambitionnons pas de présenter un programme municipal. Nous voulons mettre en avant des éléments prioritaires de notre point de vue.

 

Nos adversaires sont clairement déterminés. Les représentants de Sarkozy à Aubagne sont le danger principal. Nous ferons tout pour contribuer à la défaite de la droite locale. Mais nous ne serons pas les yeux fermés derrière l’équipe PC, PS conduite par le maire sortant Daniel Fontaine. Les choix politiques locaux, les méthodes de fonctionnement, leurs relations à la population nous interrogent : parfois nous sommes d’accord, parfois nous sommes réticents, parfois nous sommes totalement en opposition. Tout cela s’intègre dans le débat démocratique qu’implique le bilan du mandat écoulé. Mais au-delà de nos réserves, notre choix est fait : nous soutiendrons en toute indépendance et en défendant nos revendications la liste proposée par Daniel Fontaine.

29/11/2007

Les élections municipales à Marseille permettront aux citoyens de cette ville de porter un coup d’arrêt à la gestion élitiste et arrogante de Gaudin. Mais elles leur permettront aussi  de se prononcer pour une alternative à la politique réactionnaire de Sarkozy dont Gaudin est le représentant.

Si l’on veut que l’intérêt général passe avant les intérêts particuliers, que le bien public demeure ou redevienne public, si l’on veut que se développent les solidarités, la protection et la qualité de l’environnement naturel et urbain, les approches démocratiques des conditions de vie de la population, en premier lieu de la plus pauvre et la plus méprisée, il nous faut marquer une rupture avec la fausse bipolarisation qui se traduit chez nous par l’opposition Guérini – Gaudin. Ils appartiennent tous deux à des forces politiques qui veulent « réformer » dans le sens de la régression sociale. On le voit actuellement avec le conflit sur les universités, sur les retraites ou sur le traité européen : ils se retrouvent du même côté.

Certes Ballon rouge, dans l’actuel  brouillage des pistes idéologiques, sait encore distinguer le PS de l’UMP ; mais il faut pour cela faire un sérieux effort d’accommodation.

C’est pourquoi il nous semble indispensable de souhaiter que toutes les organisations politiques et les associations : des Verts à LO  cherchent à constituer une liste  de gauche offrant une réelle alternative à la politique des deux G ; une liste qui traduise dans son programme pour Marseille les aspirations de ceux qui souffrent et de ceux qui luttent.

Au second tour Ballon Rouge appellera à rejeter les listes favorables à la chasse aux pauvres et aux offrandes faites  plus fortunés.

26/11/07

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